14/11/2004

STOP CHASSE AUX CHOMEURS !

INQUIETER LES CHÔMEURS POUR MIEUX FRAGILISER, CONDITIONNER LES TRAVAILLEURS DE TOUTES NATURES (ouvriers, employés, cadres..), ALORS QU'EN WALLONIE, IL Y  TRENTE CANDIDATS POUR UN POSTE DE TRAVAIL !             A CE JEU FUNESTE ET DANGEREUX, L'EXTRÊME DROITE A ENCORE DE BEAUX JOURS DEVANT ELLE !                         (Voir carte blanche du SOIR ci-dessous) ...

Madame, Monsieur, chers amis,

Le gouvernement entame donc, comme il l'avait prévu, sa chasse aux chômeurs. Ce plan de contrôle renforcé des "efforts de recherche d'emploi" ne créera aucun emploi supplémentaire mais bien, comme nous risquons de le voir dans les prochains mois, des centaines ou des milliers d'exclusions supplémentaires. Inéfficace, en trompe l'oeil, cynique (il y a 30 candidats pour 1 poste de travail en Wallonie!), inique comme on le disait au temps de cette autre loi de régression sociale qui avait mobilisé le pays contre elle au cours de l'hiver '60-61, ce plan de contrôle risque bien de conforter également, comme le soulignent fort justemment les signataires d'une carte blanche parue récemment dans les colonnes du journal LE SOIR, le terreau fertil de l'extrême droite en ascension constante et dangereuse tant au nord qu'au sud du pays

Réunis au sein de la plateforme "Stop Chasse aux chômeurs" (http://www.stopchasseauxchomeurs.be/) les syndicats et un nombre impressionant d'acteurs de la vie sociale et culturelle (*), appelllent à une large manifestation.

"C'est l'emploi qui est indisponible, pas les chômeurs!", rappelle-t-elle dans ses déclarations."200.000 emplois en plus, ce n'est pas 200.000 chômeurs exclus!" précise-t-elle encore en faisant allusion aux émouvantes déclarations d'intentions gouvernementales.

CE JEUDI 18 NOVEMBRE A 14H, elle appelle à une                                                                                                                         MANIFESTATION CONTRE LE PLAN DE CHASSE AUX CHÔMEURS                                                                                               Départ : devant le cabinet de la Ministre de l'Emploi  1, rue Marie-Thérèse 1000 Bruxelles (Métro: Arts-Loi)                         Arrivée : devant le siège du PS  13, boulevard de l'Empereur

POUR LES LIÉGEOIS                                                                                                                                                                                                    La FGTB et la CSC organisent un voyage gratuit en car.                                                                                                                            FGTB (départ à 12h place St Paul) au 04/221.97.34.                                                                                                                                          CSC (départ à 12h place de l'Yser) au 04/344.85.31                                                                                                                        RESERVATION OBLIGATOIRE !                                                                                                                                                                                 

Merci pour votre attention.

Jean-christophe Yu                                                                                                                                                                                       Association Culturelle Paul Renotte                                                                                                                                                                         


(*) : au milliers de signataires individuels s'ajoutent les syndicats, associations et partis suivants :

Dans la CSC: CSC-Charleroi ESEM Thuin/ CSC-Mons-La-Louvière/ CSC-ACV Bruxelles-Halle-Vilvoorde/ ACV Limburg / CSC-CNE/ CSC-GNC/ CSC-Enseignement/ CSC-TSE (Wallonie-Bruxelles)/ CSC-TSE Liège-Huy-Waremme/ CSC-Jeunes CSC
Dans la FGTB: FGTB Centre / FGTB Liège-Huy-Waremme/ FGTB Liège-Huy-Waremme - Commission des Travailleurs Sans Emploi/ FGTB Liège-Huy-Waremme - Centrale générale / FGTB Liège-Huy-Waremme - SETCA / FGTB Liège-Huy-Waremme - Alimentation-Horeca-Service / FGTB Liège-Huy-Waremme - CGSP / FGTB Liège-Huy-Waremme - CGSP-Enseignement / CGSP-Régionale du Centre / CGSP-Enseignement Centre / CGSP-sections ULB / CGSP-sous-section SFF sécurité sociale
Organisations et associations: Action Vivre Ensemble / Aden Editions Alhambra / Alpha 5000 / Association Culturelle Paul Renotte / Association culturelle Antonio Gramsci asbl / ATD quart-monde-Quiévrain / ATTAC - Vlaanderen / ATTAC - Wallonie-Bruxelles / ATTAC - Brussel / ATTAC - Bruxelles 1 / Au Progès de Herstal A.S.B.L /
Barricade
BEA-Interfac / Bruxelles en Couleurs-Brussels Gekleurd / CADTM (Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde) / CARHOP (Centre d'animation et de recherche en histoire ouvrière et populaire) / CDH Waremme / Centre Coordonné de l'Enfance  / CETRI / Chez nous - Bij ons asbl / CIDJ / CHOC / CNCD - Opération 11.11.11 / CNT-NCA.be / Collectif belge des marches européennes contre le chômage, l'exclusion et la précarité / Collectif Solidarité Contre l'Exclusion / Conseil de la jeunesse catholique
CVFE / Droits Devant / Droits et respects - Collectif de Molenbeek  / Dynamo-international / ECOLO (Fédéral) / ECOLO - Arlon Marche Bastogne / ECOLO - Charleroi
ECOLO - Herve / ECOLO - Neufchâteau-Virton / ECOLO - Liège / ECOLO - Régionale de Picardie / ECOLO - Seraing / ECOLO - ULB  / Editions Couleur livres / Entraide-Humanitaire / Equipes Populaires / Espace cuturel Nord-Sud  / Femmes prévoyantes socialistes  / Fédération des Etudiant(e)s Francophones / Fédération des Centres de Service Social bicommunautaires / Flora asbl / Fondation Joseph Jacquemotte / Fondation Frisaye asbl / Forum Bruxellois contre la Pauvreté /
Freres des hommes
Front Commun SDF / Groen!  / Groupe des Amis de l'Arche de Belgique (Lanza del Vasto) / Infor jeunes / Inanna asbl / Intitut Maraite / Jeunes à Contre-Courant / Jeunes Communistes  / Jeunes socialistes d'Ixelles  / JOC / KAIROS Europe (WAL-BXL) / La Communauté La Poudrière Emmaüs / L'autre livre / Les films de Nour / Ligue des Droits de l'homme / Ligue des Familles / Ligue internationale des travailleurs / Marche à suivre  / Médi@F / Les Femmes autrement / Observatoire National de l'habitat et de l'Urbanisme (O.N.H.U.) asbl / Optimart asbl / P.A.C. Régionale Ourthe-Meuse / Parti Communiste - Fédération du Centre / Parti Communiste - Fédération Liégeoise
Parti Communiste - Section La Louvière / Parti du Travail de Belgique / Parti Humaniste / Parti Ouvrier Socialiste / Peuples Solidaires /Promofor asbl
SCI / Service social Centrum West  / Sociaal forum voor werk / Solidarités nouvelles - Bruxelles asbl / Solidarité Socialiste / Studio théâtre La Louvière
Sub'News / Syndicat des avocats pour la démocratie / La tranchée locale / UCP, mouvement social des aînés /
Union Liégeoise pour la Défense de la Paix ( U.L.D.P.)
Vie féminine
/ Vivre ensemble éducation


 
POUR QUI VEUT EN SAVOIR PLUS. SOURCES D'INFORMATIONS DISPONIBLES :
 
1/ Le site de la plateforme : http://www.stopchasseauxchomeurs.be
 
 2/ Une émission radio : "LE CHÔMAGE A UNE HISTOIRE"
(émission en deux parties/ "Là-bas si j'y suis" de Daniel Mermet, France Inter) :
 
Ecouter l'émission du jeudi 5 février 2004  Le chômage a une histoire (1) : en compagnie de Gilles Balbastre (réalisateur du documentaire), Serge Halimi, Stéphane Beaud et Michel Pialoux.
Ecouter l'émission du vendredi 7 février 2004
Le chômage a une histoire (2) : en compagnie de Gilles Balbastre (réalisateur du documentaire), Serge Halimi, Stéphane Beaud et Michel Pialoux
 


Gratuitement disponible et à écouter sur le site http://lbsjs.free.fr/ de "La-bas,s'y j'y suis" (France Inter) de Daniel Mermet

3/ Une carte blanche parue dans Le Soir du lundi 21 juin 2004

" La stigmatisation des chômeurs, elle aussi, nourrit l’extrême droite."

Mateo Alaluf, sociologue, ULB - Jean Faniel, politologue, ULB - Olivier Paye, politologue, Facultés Saint-Louis - Pierre Verjans, politologue, ULg

" Lors de la formation du gouvernement arc-en-ciel en 1999, G. Verhofstadt avait expliqué que l’on jugerait son action en fonction du résultat des partis d’extrême droite. Quand il a constitué le gouvernement violet en 2003, le premier ministre a annoncé la création de 200.000 emplois.

Depuis ces déclarations, les partis d’extrême droite n’ont cessé de progresser. Le Vlaams Blok a poursuivi son développement et le Front national a renoué avec le succès. Quant à l’emploi, il se fait sérieusement attendre et les chiffres du chômage s’avèrent chaque mois plus inquiétants. Les études portant sur le vote d’extrême droite montrent clairement que l’électorat de ces partis est hétérogène. Ces formations attirent d’une part des voix issues des milieux aisés : indépendants, chefs d’entreprises, cadres ou classe moyenne. Les résultats du VB dans les quartiers chics d’Anvers ou d’ailleurs en sont l’exemple criant. Ces partis séduisent également des personnes venues des couches populaires de la société : employés, ouvriers ou chômeurs. Les résultats du FN à Dison, Herstal ou La Louvière en attestent.

Le VB et le FN ont des conceptions claires par rapport aux chômeurs. Ces deux partis entendent en effet réduire les indemnités versées aux demandeurs d’emploi, contraindre ceux-ci à effectuer de petits boulots pour conserver leur allocation, inciter les femmes qui travaillent à rentrer à la maison et, à terme, démanteler la sécurité sociale. De tels projets plaisent assurément à l’électorat aisé des partis d’extrême droite. En revanche, tant le VB que le FN se gardent bien d’expliquer cela aux chômeurs dont ils cherchent à capter les voix. Ils leur désignent plutôt des boucs émissaires.

Les chômeurs, ainsi que toutes les personnes qui connaissent des difficultés économiques, souhaitent se sentir pris en compte et, surtout, voir leur situation sociale s’améliorer. Lorsqu’il se porte vers le FN ou le VB, leur suffrage exprime ce malaise. Bien plus qu’une idiotie, leur vote est un signal d’alarme envoyé au monde politique qui semble avoir renoncé à une politique volontariste de création d’emplois de type keynésien.

C’est déjà ce qu’avaient annoncé les élections de mai 2003. Or, depuis lors, que s’est-il passé ?

Le gouvernement fédéral, socialiste-libéral, a approuvé à Gembloux, en janvier 2004, le plan du ministre F. Vandenbroucke de contrôle renforcé des chômeurs. Se plaçant dans la droite ligne du workfare venu des Etats-Unis et de Grande-Bretagne, qui estime qu’un chômeur doit mériter son allocation, ce plan entend forcer les demandeurs d’emploi à montrer qu’ils cherchent activement et constamment du travail… qui n’existe pas ! En effet, le nombre de chômeurs est 10 à 30 fois supérieur aux emplois vacants, selon les régions.

A défaut de leur fournir un emploi, le gouvernement violet entend donc faire porter aux chômeurs la responsabilité de leur situation. Sans craindre de les faire même passer pour des fainéants et des profiteurs.

Face à des partis qui n’améliorent pas leur sort, mais au contraire semblent les abandonner et les culpabiliser, on peut comprendre que des chômeurs votent de manière à ce que leur ras-lebol soit clairement entendu. Même si les partis qu’ils choisissent sont antidémocratiques et xénophobes.

Bien des personnes en contact avec les files de pointage pendant la campagne électorale avaient d’ailleurs constaté que les intentions de vote FN étaient en progression. Et comme l’exprimait en 1999 un électeur d’AGIR, au chômage, « si on montre du doigt les chômeurs et qu’on porte des atteintes et des insultes et des attaques vis-à-vis des chômeurs, on ne sait pas alors accepter d’être indulgent vis-à-vis des étrangers. Si vous n’avez pas le droit de faire quelque chose, comment voulez-vous le concéder à tous ? ». Exclus du partage des richesses, les chômeurs acceptent mal ce qu’ils ressentent comme une concurrence déloyale de plus pauvres venus d’ailleurs.

Analyser les causes du vote d’extrême droite ne peut se faire sur un ton moralisateur. Il serait trop facile de dire que ce sont les électeurs qui ont fait "un mauvais choix". S’interroger sur les causes de ce vote fait au contraire apparaître que c’est la situation concrète des électeurs qu’il faut améliorer, pas les statistiques du chômage.

Ce constat en entraîne un autre. Dès le mois de juillet prochain, le contrôle renforcé des chômeurs ne se contentera plus seulement de stigmatiser ceux-ci. Il risque d’exclure également nombre d’entre eux du droit aux allocations et de créer encore plus de précarité.

Le verdict des urnes est un signal d’alarme clair et net. Le plan Vandenbroucke de contrôle des chômeurs doit être sérieusement remis en question. C’est, dans l’ensemble de mesures à prendre, un des actes à poser concrètement pour éviter de devoir encore parler à l’avenir de "dimanches noirs".

4/ Une carte blanche parue dans Le Soir du lundi 26 mai 2003

" Nous ne voulons pas de chasse aux chômeurs"

Lors de sa formation, le Gouvernement Verhofstadt bis a promis la création de 200.000

emplois. Aujourd’hui, à défaut d’en avoir créé un seul, le Gouvernement propose de mettre

en place un « contrôle renforcé des chômeurs ». Le pointage serait supprimé d’ici la fin 2004

et remplacé par un mécanisme de contrôle personnalisé des chômeurs. Loin de constituer

une aide à la recherche d’emploi, ce projet ferait planer la menace d’exclusion sur la grande

majorité des chômeurs.

Généraliser le risque d’exclusion

Si le projet du Ministre Vandenbroucke devait être adopté, le chômeur (sauf les ALE, les

temps partiels et, jusqu’en 2007, les plus de 50 ans) serait convoqué par l’ONEM pour un

premier entretien après 15 à 21 mois de chômage. Le chômeur serait alors tenu d’apporter

régulièrement la preuve qu’il fournit de façon continue « suffisamment d’efforts pour trouver

un emploi ».

Dès ce moment, l’ONEM pourrait conditionner l’octroi des allocations à l’acceptation par le

chômeur d’un « contrat », fixé par l’ONEM, qui porte sur les « efforts du chômeur pour

trouver de l’emploi ». Le chômeur ne pourrait ni décider du contenu du « contrat » ni refuser

de le signer, sous peine d’être exclu. Si, au terme de la procédure, « l’ONEM estime qu’il n’a

pas fourni assez d’efforts […] il s’ensuivra une privation totale du droit aux allocations ».

Comme chacun, nous sommes favorables à ce que l’on aide au mieux les chômeurs dans

leurs démarches de recherche d’emploi. Mais, pour nous, la condition pour bénéficier du

droit au chômage doit rester le critère objectif de la disponibilité pour le marché du travail,

d’être prêt à accepter tout emploi convenable.

Au contraire, le projet du Ministre Vandenbroucke introduirait une nouvelle condition, floue et

subjective, pour l’octroi des allocations. Le maintien ou le retrait des allocations dépendrait

de l’appréciation faite par l’ONEM du caractère « suffisant » ou « insuffisant » des « efforts

de recherche d’emploi » effectués par le chômeur. Nous estimons qu’un tel dispositif

contredirait le principe même de la sécurité sociale et soumettrait ainsi à une appréciation

arbitraire l’accès à un droit fondamental, reconnu au sein même de notre Constitution.

Le projet d’arrêté du Ministre Vandenbroucke présuppose a priori le chômeur de « mauvaise

foi », lui fait porter la responsabilité de sa situation de chômage et lui impose la charge de

prouver à tout moment qu’il mérite son droit aux allocations. Il est pour nous évident que,

comme l’a avoué Vincent Van Quickenborne, Secrétaire d’Etat à la simplification

administrative, si ce projet est adopté « il y aura beaucoup plus d'exclusions qu'avant » (1).

C’est l’emploi qui est indisponible

Il ne nous paraît pas nécessaire d’ajouter de nouvelles dispositions de contrôle de la

disponibilité des chômeurs pour le marché du travail. La réglementation actuelle prévoit déjà

de lourdes sanctions (1 à 52 semaines sans toucher d’allocations de chômage) pour les

chômeurs qui refusent un emploi ou une formation. En 2003, sur plus de 460.000

demandeurs d’emplois inoccupés, plus de 20.000 exclusions et sanctions ont été

prononcées … Ne serait-ce pas « assez »?

Aujourd’hui, le problème de l’emploi n’est pas celui de la disponibilité des chômeurs. Il n’y a

qu’une offre d’emploi pour 16 demandeurs en Belgique et une pour 32 demandeurs en

Wallonie. Notre pays a besoin de création d’emplois et non d’une amélioration des

statistiques alimentée par le risque d’exclusion de dizaines de milliers de personnes ! Il a

besoin que l’on s’attaque au chômage plutôt qu’aux victimes du chômage.

En multipliant les exclusions, le projet de « chasse aux chômeurs » mettrait l’ensemble des

travailleurs en concurrence avec une multitude de sans-droits, poussant ainsi chacun à

accepter des conditions de travail toujours plus précaires et dégradées (intérim, temps

partiel…) pour un salaire toujours plus bas et avec de moins en moins de protection sociale

(faux indépendants etc.). Il s’agit d’une atteinte majeure à nos droits à la sécurité sociale qui

concerne chacun.

Avec d’autres, nous avons constitué la plate-forme www.stopchasseauxchomeurs.be pour,

ensemble, contribuer à porter ce débat dans l’opinion publique. Nous invitons tous ceux et

celles qui veulent un XXIe siècle plus juste et solidaire à y joindre leurs voix pour la défense

de la sécurité sociale et plus particulièrement à demander la création d’emplois de qualité et

le retrait de ce projet de « chasse aux chômeurs ».

Thierry Bodson (Secrétaire régional FGTB de la Liège-Huy-Waremme), Philippe

Paermentier (Responsable national des Travailleurs sans emploi - CSC), Stéphane

Desgain (Porte-parole d’ATTAC Wallonie -Bruxelles) , Dan Van Raemdonck (Président de

la Ligue des Droits de l’Homme), Henri Solé (Président du Collectif solidarité contre

l’exclusion) (2)

(1) in De Financieel Economische Tijd, 16.07.2003

(2) L’ensemble des signataires sont membres, aux côtés de 80 autres associations et

organisations ainsi que de 15000 signataires à titre individuel de la plate-forme

« www.stopchasseauxchomeurs.be »


22:34 Écrit par Rutabaga vous invite | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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